Comment soulager des coliques : gestes, alimentation et signaux d’alerte
Massage, chaleur et bercement apaisent les coliques bénignes en attendant leur fin vers le 3e mois.
- Massage du ventre dans le sens des aiguilles d’une montre.
- Bouillotte tiède sur le ventre, température toujours testée.
- Bercement dans les bras, en poussette ou en voiture.
- Sucette pour apaiser par la succion sans suralimenter.
- Consulter si les pleurs dépassent 3 heures par jour.
- Une perte de calme parentale impose d’appeler le 811.
Quand faut-il consulter un médecin pour des coliques ?
Les coliques du nourrisson sont le plus souvent bénignes et disparaissent spontanément vers le 3e ou 4e mois. Il existe toutefois des situations précises qui doivent conduire à consulter un professionnel de santé.
- Pleurs plus de trois heures : au-delà de 3 heures par jour, un avis médical est recommandé.
- Pleurs dès les premiers jours : des pleurs qui débutent dès la naissance ne sont pas typiques des coliques.
- Aggravation après huitième semaine : une intensification après la 8e semaine de vie doit alerter.
- Pleurs sans horaire précis : les coliques surviennent surtout en fin d’après-midi ou en soirée.
- Perte de calme parentale : si vous ne parvenez plus à gérer, couchez bébé en sécurité et appelez le 811.
Reconnaître les coliques classiques avant de s’inquiéter
Un bébé en bonne santé qui pleure plus de 3 heures par jour est concerné dans 15 à 30 % des cas. Les coliques touchent jusqu’à 40 % des nourrissons et débutent vers le 1er mois, avec des crises d’au moins 3 jours par semaine pendant plus d’une semaine.
Cette régularité, associée à des horaires typiques en soirée, distingue une colique classique d’un pleur nécessitant une consultation. Seuls 5 % des cas ont une cause clairement déterminée.
Le cas de la gastro-entérite et des coliques intestinales
Chez l’adulte ou le grand enfant, des coliques intestinales liées à une gastro-entérite guérissent en 2 à 3 jours. Cette évolution rapide n’a rien à voir avec les coliques du nourrisson, qui s’installent sur plusieurs semaines.
Si les pleurs persistent sans diminution après le 3e mois, ou s’ils s’aggravent après la 8e semaine, consultez. Une perte de calme parentale est également un signal sérieux : mieux vaut demander de l’aide que de rester seul face aux pleurs.
Comment soulager et calmer les coliques au quotidien ?

Soulager bébé par le toucher et la chaleur
Le réconfort physique est souvent la première arme des parents face aux pleurs. Ces gestes simples apaisent la tension abdominale et rassurent le nourrisson pendant la crise, des gestes contre les coliques que les parents peuvent reproduire à la maison.
- Massage du ventre dans le sens des aiguilles d’une montre, du bas vers le haut, pour favoriser l’évacuation des gaz
- Bouillotte tiède posée sur le ventre, en testant toujours la température pour éviter toute brûlure
- Bercement dans les bras, en poussette ou même en voiture, dont le mouvement régulier calme de nombreux bébés, et le portage en écharpe permet de garder bébé contre soi tout en ayant les mains libres
- Sucette pour apaiser par la succion sans risquer de suralimenter l’enfant
Ces méthodes n’ont rien de médical, mais elles agissent sur le système nerveux du bébé. Un nourrisson bercé et massé se détend plus vite, ce qui réduit la durée des pleurs. Certains parents constatent qu’une séance d’ostéopathie suffit parfois à améliorer nettement la situation.
Calmer la crise par l’alimentation et le rythme
Si le toucher apaise la crise, l’organisation des repas aide à les prévenir. Il faut savoir qu’un intervalle minimum de 2 heures entre deux tétées ou biberons est recommandé : un estomac trop souvent sollicité digère mal et accumule les gaz.
La suralimentation aggrave l’inconfort digestif, tout comme un biberon mal adapté. En cas d’allaitement, il peut être utile d’observer le régime maternel, car les protéines de lait de vache sont souvent montrées du doigt. À retenir : les coliques touchent jusqu’à 40 % des nourrissons, et leur disparition est spontanée vers le 3e ou 4e mois.
Quelles sont les causes des coliques ?
Les hypothèses digestives et nutritionnelles
Dans la grande majorité des cas, la cause exacte des coliques reste introuvable : une origine clairement déterminée n’est identifiée que dans 5 % des cas. Les chercheurs avancent donc plusieurs hypothèses, dont la principale reste l’immaturité gastro-intestinale. Le système digestif du nouveau-né n’est pas encore mature, ce qui explique en partie pourquoi les crises débutent autour du 1er mois et s’estompent souvent vers le 3e ou 4e mois, quand cette immaturité digestive s’améliore.
L’accumulation de gaz constitue l’autre piste majeure. Un biberon mal adapté, une tétée trop rapide ou une suralimentation peuvent favoriser leur formation et accentuer l’inconfort. Les protéines de lait de vache sont également montrées du doigt : 2 à 3 % des bébés y sont allergiques, ce qui peut provoquer des pleurs intenses et des troubles digestifs.
Les facteurs de risque identifiés chez le bébé
Certains éléments augmentent la probabilité qu’un nourrisson développe des coliques. Les identifier permet aux parents de mieux comprendre ce qui se joue, sans culpabiliser :
- Allergie aux protéines de lait de vache : concerne 2 à 3 % des bébés
- Migraines maternelles : risque accru chez le bébé d’une mère migraineuse
- Biberon ou allaitement inadapté : débit, position ou quantité en cause
À retenir : ces facteurs ne sont pas des certitudes, mais des pistes. Environ 15 à 30 % des bébés en bonne santé pleurent plus de 3 heures par jour sans qu’aucune maladie ne soit en cause. Les coliques touchent au total jusqu’à 40 % des nourrissons, ce qui en fait un phénomène courant et le plus souvent bénin.
Qu’est-ce que les coliques du nourrisson ?
| Critère du diagnostic | Seuil ou valeur | Moment d’apparition ou de fin |
|---|---|---|
| Durée des crises | 3 heures par jour | Fin d’après-midi ou soirée |
| Fréquence des crises | 3 jours par semaine | Plus d’une semaine |
| Apparition des coliques | Autour du 1er mois | Premières semaines de vie |
| Disparition spontanée | Sans traitement spécifique | 3e ou 4e mois |
| Bébés concernés | Jusqu’à 40 % | Entre 0 et 12 mois |
Les coliques du nourrisson ne sont pas une maladie, mais un ensemble de crises de pleurs intenses qui surviennent chez un bébé en bonne santé. Pour poser ce constat, les professionnels de santé s’appuient sur une règle simple : des pleurs au moins 3 heures par jour, 3 jours par semaine, et qui durent plus d’une semaine. Ce trio de critères permet de distinguer les coliques d’un simple épisode de pleurs passager.
Ces crises touchent jusqu’à 40 % des nourrissons et 20 % des bébés entre 0 et 12 mois. Elles débutent généralement autour du 1er mois et se concentrent en fin d’après-midi ou en soirée, au moment où les parents sont eux-mêmes les plus fatigués.
Pourquoi les coliques finissent par disparaître
La bonne nouvelle est que les coliques s’estompent d’elles-mêmes. Dans la grande majorité des cas, elles disparaissent spontanément au 3e ou 4e mois, sans traitement médical spécifique. Cette évolution suit la maturation du système digestif du bébé, encore immature les premiers mois.
Il est également utile de savoir que chez 15 à 30 % des bébés en bonne santé, les pleurs dépassent 3 heures par jour sans qu’il y ait de cause pathologique. Une cause précise n’est identifiée que dans 5 % des cas, ce qui explique pourquoi le diagnostic repose avant tout sur l’observation du comportement et non sur des examens.
Comment reconnaître les symptômes et une crise de coliques ?
Une crise de coliques se repère à des pleurs intenses et difficiles à consoler, souvent en fin d’après-midi ou en soirée. Bébé se tortille, son ventre devient dur et il remonte ses jambes sur son abdomen. Ces signes surviennent fréquemment juste après la tétée ou le biberon, quand le système digestif est le plus sollicité.
Pour parler de coliques, les pleurs doivent durer au moins 3 heures par jour, sur 3 jours par semaine, et se répéter pendant plus d’une semaine. Ils peuvent s’étendre sur plusieurs heures d’affilée. Les gaz sont parfois présents, sans être systématiques, et il n’existe pas de traitement médical spécifique pour le nourrisson.
Ces crises apparaissent généralement vers le 1er mois et s’intensifient jusqu’à la 8e semaine de vie. Bonne nouvelle : elles disparaissent spontanément entre le 3e et le 4e mois, quand la digestion du bébé devient plus mature. Environ 20 % des bébés de 0 à 12 mois traversent cette phase.
Alimentation : biberon, lait et régime de la mère
L’alimentation est souvent le premier levier que les parents peuvent ajuster pour réduire l’inconfort digestif de leur bébé. Aucun aliment n’est formellement interdit, mais certains réglages simples limitent la formation de gaz et soulagent le ventre.
Les protéines de lait de vache et le choix du biberon
Les protéines de lait de vache sont fréquemment montrées du doigt. Chez 2 à 3 % des bébés, une véritable allergie est en cause, mais chez beaucoup d’autres, une simple sensibilité digestive suffit à provoquer des pleurs. En cas de biberon, une préparation infantile inadaptée peut aussi générer des gaz supplémentaires : la composition, le débit de la tétine ou le dosage comptent.
- Protéines lait vache suspectées : un changement de lait doit passer par le pédiatre
- Biberon non adapté : vérifier dosage, tétine et préparation infantile
- Repas espacés deux heures : intervalle minimum de 2 heures entre chaque prise
- Suralimentation à éviter : elle aggrave directement l’inconfort digestif
- Régime maternel à envisager : en allaitement, tester l’éviction de certains aliments
Suralimentation et rythme des repas
La suralimentation est l’une des causes les plus faciles à corriger. Un bébé nourri trop souvent ou trop vite accumule des gaz et se tortille après la tétée. Respecter un intervalle minimum de 2 heures entre les repas permet au système digestif de traiter un repas avant le suivant. En cas de reflux associé, surélever légèrement le plan de sommeil aide aussi à limiter les remontées.
Le régime de la mère en cas d’allaitement
Si bébé est allaité, le régime maternel peut être questionné. Retirer temporairement les produits laitiers, certains légumes ou excitants se teste sur quelques jours, en observant si les crises diminuent. Mieux vaut procéder par étapes et noter les changements, sans supprimer plusieurs aliments d’un coup. En cas de doute, un professionnel de santé guide cette démarche pour préserver l’équilibre nutritionnel de la mère.
Médicaments et traitements adaptés aux coliques
Pour des coliques légères à modérées, les antispasmodiques constituent la première intention selon les recommandations. Le phloroglucinol, connu sous le nom de Spasfon, aide à détendre les muscles intestinaux et à réduire les spasmes responsables de l’inconfort.
Attention toutefois : il n’existe aucun traitement médical spécifique validé pour les coliques du nourrisson. Les médicaments cités s’adressent surtout aux coliques intestinales de l’adulte ou à des situations particulières évaluées par un médecin.
En cas de coliques liées à une gastro-entérite, la guérison survient généralement en 2 à 3 jours. Pour le bébé, la priorité reste les gestes de confort et le suivi médical plutôt que l’automédication.
